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jeudi 22 août 2019

Macro dans un jardin Ouagalais

Ayant résolu les problème d'incompatibilité entre les flash Sigma et les boitiers haut de gamme Canon, le temps est venu de troubler la quiétude de mon jardin par de violent éclats lumineux, qui se refléteront dans les multitudes d'yeux que possèdent les araignées et les mouches qui leurs servent de proie.


Ouagadougou, le 1er juin 2019
                  CANON EOS 5D Mark IV / SIGMA 105mm f/2,8 EX DG OS USM
                  Distance focale : 105 mm
                  f/8
                  1/125 s
                  ISO 3200


J'apprends ainsi petit à petit comment s'organise une vie minuscule et toujours en mouvement. De cette vie foisonnante, je ne percevais auparavant que les mouches agaçantes autour des plats de viande et des verres de bière. De temps à autre, les fourmis venaient ranger les miettes de nos repas. 
 Désormais, je piste au quotidien les araignées sauteuses qui ont fait d'une haie, un terrain de chasse. Rare sont les jours où je n'en débusque pas une, sur ces gardes et une mouche sous la mandibule. Tandis que ses huit yeux me surveillent en redoutant le flash qui les aveugle. Le reste du temps, je les suis, sautillant de feuilles en feuilles et côtoyant des fourmis indifférentes.
A la tombée de la nuit, d'autres araignées, à l'aspect plus menaçant tissent leur toile pour happer les moustiques du Burkina. Il ne leur faut qu'une seconde pour les emprisonner dans un filet de toile, encore vivants et gesticulants, en attentant l'heure du repas qui sonnera la fin de leur calvaire. En quelques secondes, en tout point de la toile, ils se collent et se débattent, obligeant l'araignée à jouer les funambules de fils en fils pour emballer chacun, sans avoir le temps de les consommer sur place.

 
Cadavre de mouche, Ouagadougou, le 7 août 2019
                  CANON EOS 5D Mark IV / SIGMA 105mm f/2,8 EX DG OS USM + flash SIGMA EM 140 DG
                  Distance focale : 105 mm
                  f/14
                  1/200 s
                  ISO 100

 
Mouche dans la bière, Loumbila, le 30 juin 2019

                  CANON EOS 5D Mark IV / SIGMA 105mm f/2,8 EX DG OS USM
                  Distance focale : 105 mm
                  f/6,3
                  1/160 s
                  ISO 2000


Au sol, les mouches à l'agonie sont aussi la proie des fourmis. Celles de mon jardin sont minuscules, plus petites qu'une patte de mouche, mais leur morsure est redoutable. Elles s'appliquent à dépecer le moindre insecte qui n'a pas su fuir à temps, pour l'acheminer ensuite en pièces détachées dans leur nid.
A d'autres moments, on peut assister à la guerre perpétuelle que se livrent termites et fourmis. Les ouvrières des uns se faisant happer avec violence par les soldats des autres.
Il se déroule ainsi quotidiennement une guerre sauvage, un carnage permanent sous nos yeux et sous nos pieds.  Une guerre sans religion pour la justifier, juste la faim et la conquête de territoires. On meurt par milliers sous les jeunes pousses d'herbes, on agonise quotidiennement à l'ombre d'un caillou. On se fait dévorer copieusement sous le regard de sa descendance.  Et nous marchons dessus sans les voir, les yeux à 1m 65 du sol, tournés vers l'horizon ou le plus souvent vers l'écran de notre smart phone, sans prêter attention à ce que nous piétinons.




Ouagadougou, le 8 juillet 2019
                  CANON EOS 60D / SIGMA 105mm f/2,8 EX DG OS USM + flash SIGMA EM 140 DG
                  Distance focale : 105 mm
                  f/14
                  1/125 s
                  ISO 100

 
Araignée sauteuse et sa proie, Ouagadougou, le 10 juillet 2019

                  CANON EOS 60D / SIGMA 105mm f/2,8 EX DG OS USM + flash SIGMA EM 140 DG
                  Distance focale : 105 mm
                  f/14
                  1/250 s
                  ISO 100


 
Mouche téméraire, Ouagadougou, le 19 août 2019

                  CANON EOS 5D Mark IV / SIGMA 105mm f/2,8 EX DG OS USM + flash SIGMA EM 140 DG
                  Distance focale : 105 mm
                  f/14
                  1/200 s
                  ISO 100

mercredi 31 juillet 2019

Incompatibilité Sigma/Canon





Nous allons devoir parler d'obsolescence programmée.

L'informatique est devenu un merveilleux terrain de jeux pour les industriels. En insérant de l'électronique partout, nous en sommes arrivés à payer des programmateurs pour qu’ils composent de la ligne de code afin de rendre du matériel inutilisable ou moins efficace. Les utilisateurs d'Iphone ne me contrediront pas.
Sinon, comment comprendre que les possesseurs de boitier Canon et d'optiques Sigma, travaillant en parfaite harmonie avec ces deux marques, se retrouvent soudainement bloqué après l'acquisition de matériel plus récent ?  C'est la mésaventure qui m'est arrivée avec l'achat d'un boitier EOS 5D Mark IV. Il s'est avéré impossible de faire fonctionner un flash annulaire Sigma EM 140 DG sur ce boitier haut de gamme, alors qu'aucun problème ne se pose pour des boitiers Canon plus modeste. Il y a manifestement une volonté chez CANON de rendre son matériel haut de gamme incompatible avec les autres marques. D'ailleurs, les ayant contacté, j'ai eu pour toute réponse (faute d'orthographe incluse) :

" Nous sommes navrés de vous informer que nos appreil sont testés avec des objectifs Canon.
Pour cette raison, nous ne sommes pas en mesure de vous fournir des informations concernant l'utilisation d'un objectif tiers avec votre EOS 5D Mark IV ".

Ce qui ressemble fort à une réponse type, envoyée automatiquement par un robot ; ils n'ont pas même prit le temps de se rendre compte que mon problème vient d'un flash et pas d'un objectif ...

Quelques lignes de code ont été insérées dans la programmation du pilote des boitiers dernier cri dans le but de pousser à la consommation. Le problème, à en croire google, est récurant depuis la version III de l'EOS 5D. Ce type de matériel n'est désormais compatible qu'avec le reste du matériel de la marque. Face aux protestations des consommateurs, un effort a été fait et des mises à jour permettent finalement de continuer à utiliser des optiques Sigma. Mais pour les flash, rien.

Si vous êtes arrivé sur cette page parce que vous rencontré un problème similaire, j'ai une très bonne nouvelle : il est possible de contourner les lignes de codes récalcitrantes à peu de frais et sans grande compétence. Voici le schéma qui m'a mis sur la piste. Il provient d'une page du forum eos-numérique.



Il semble donc que sur les 5 plots du sabot de flash Canon, seuls 3 ou 4 soient nécessaire au bon fonctionnement du matériel. D’où l’idée de neutraliser les plots inutiles.

Il faudra pour cela se munir d'un tout petit morceau d'adhésif et masquer un ou deux plots sur le branchement du flash pour en retrouver pleinement l’usage.
En masquant les plots B et C, vous avez la totalité des fonctions manuelles du flash, mais pas les fonctions automatiques. C'est, personnellement, la configuration que j'ai adoptée.

Masquage des plots B et C

En masquant uniquement le plot C, vous pourrez utiliser le flash en automatique ou en manuel, mais certaines options seront verrouillées (à titre d'exemple, l'utilisation d'un temps de pose plus court que le temps de synchronisation de votre boitier ne sera pas disponible, je n'est pas testé toutes les autres options et laisse à chacun la possibilité de poursuivre les expérimentations).

Masquage du plot C


Il y a de fortes chances pour que cela fonctionne avec d'autres types de matériel que l'EOS 5D IV et le Sigma 140-EM DG. Mais il faut reconnaître que c'est rageant de devoir en arriver à bidouiller du matériel haut de gamme et si cher, juste pour parvenir à faire ce pour quoi il est sensé avoir été conçu. Il est même scandaleux que ni Sigma, ni Canon n'accepte de communiquer sur ce type de problème, qu'ils ne cherchent pas à le corriger et qu'ils se contentent de dire :
" Racheter donc du nouveau matériel très cher et jeter celui avec lequel tout allait bien jusqu'à maintenant". 

jeudi 25 juillet 2019

Ouaga Emoi – rush de prise de vue



six mètres, Ouagadougou, le 9 août 2018
                  CANON EOS 60D / CANON EF 24/105 mm f/4 L IS USM
                  Distance focale : 24 mm
                  f/4
                  1/800 s
                  ISO 500

Après plus de deux mois à arpenter le sol ouagalais, j’ai produit un millier de clichés sur la ville et le quotidien de ses habitants. Il y a toujours une part de frustration à devoir faire une sélection draconienne pour respecter la pagination d’un livre collectif. Ne reste dans l’ouvrage publié qu’une quarantaine de ces clichés. Ca ne remet pas en question la qualité du livre, qui a, de plus, bénéficié d’un excellent savoir-faire de la part de l’imprimeur d'Abidjan mais la plus grande partie du travail fourni  sommeille désormais au tréfonds d'un disque dur sans possibilité de le montrer.

Suffisamment de clichés pour produire un ouvrage supplémentaire. De quoi fournir un petit rab d’images pour les yeux qui ont apprécié Ouaga Emoi. Et, je l'espère, de quoi donner envie à ceux qui n'ont pas encore feuilletés le livre, de se précipité pour le découvrir et l'intégrer à leur bibliothèque.

VADS, Ouagadougou, le 14 août 2018
                  CANON EOS 60D / CANON EF 24/105 mm f/4 L IS USM
                  Distance focale : 55 mm
                  f/9
                  1/1 000 s
                  ISO 200

Le long du goudron, Ouagadougou, le 27 juillet 2018
                  CANON EOS 60D / CANON EF 24/105 mm f/4 L IS USM
                  Distance focale : 67 mm
                  f/5.6
                  1/100 s
                  ISO 640

Hippodrome, Ouagadougou, le 26 août 2018
                  CANON EOS 60D / CANON EF 24/105 mm f/4 L IS USM
                  Distance focale : 32 mm
                  f/4
                  1/600 s
                  ISO 500

Foot de rue, Ouagadougou, le 18 juillet 2018
                  CANON EOS 60D / CANON EF 24/105 mm f/4 L IS USM
                  Distance focale : 47 mm
                  f/6.3
                  1/320 s
                  ISO 400


Dolotière, Ouagadougou, le 5 août 2018
                  CANON EOS 60D / CANON EF 24/105 mm f/4 L IS USM
                  Distance focale : 24 mm
                  f/4
                  1/60 s
                  ISO 640


Salon de coiffure, Ouagadougou, le 24 juillet 2018
                  CANON EOS 60D / CANON EF 24/105 mm f/4 L IS USM
                  Distance focale : 28 mm
                  f/4
                  1/30 s
                  ISO 1 000


Maraîcher dans les quartiers non-lotis,, Ouagadougou, le 9 août 2018
                  CANON EOS 60D / CANON EF 24/105 mm f/4 L IS USM
                  Distance focale : 105 mm
                  f/4
                  1/320 s
                  ISO 500


lundi 15 juillet 2019

Ouaga émoi



Ouaga Emoi est un beau livre qui raconte la ville de Ouagadougou par la photographie et de courts textes d’auteurs burkinabè. A l’origine de ce projet, une éditrice de Dakar, Ghaël Samb Sall, des éditions Vives Voix, qui avait déjà réalisé Dakar Emoi. D’abord contacté en tant que photographe, c’est également en tant que directeur artistique que j'ai participé à l’aventure.


Bronze en l'honneur de la femme, Ouagadougou, le 9 août 2018
                  CANON EOS 60D / CANON EF 24/105 mm f/4 L IS USM
                  Distance focale : 28 mm
                  f/4
                  1/1 000 s
                  ISO 160


Vente de pagnes, Ouagadougou, le 9 août 2018
                  CANON EOS 60D / CANON EF 24/105 mm f/4 L IS USM
                  Distance focale : 24 mm
                  f/4
                  1/640 s
                  ISO 500

Il s’en suivra trois mois de prises de vue photographiques des rues de la ville de Ouagadougou durant la saison des pluies 2018 : les quartiers populaires, les grandes artères, le centre ville, ses commerçants fixes ou ambulants. La circulation, les embouteillages de motos, les taxis en ruine, tout comme le goudron. Mais aussi un détour par les non-lotis, les quartiers plus modeste et moins visibles de la ville. J’établi mon programme au jour le jour, en surveillant le climat de mousson qui complique la tâche. Il faut attendre de beaux ciels, pas trop nuageux et une lumière que ne porte pas toujours la saison des pluies. Au cadrage, il faut jongler avec les étendues de boue peu esthétique et les déchets plastiques charriés par le ruissellement de l’eau de pluie.
Il n’est pas facile pour un photographe de travailler sereinement dans les villes africaines. Il y a beaucoup de méfiance voir de la crainte face à l’objectif. Il faut avant de déclencher l’obturateur prendre le temps de flâner, discuter avec les gens, expliquer qui je suis, d’où je viens et le but de mon travail. Une fois le dialogue établi, je retrouve une grande liberté de mouvement. Généralement, on m’invite à photographier des scènes auxquelles je n’aurais sans doute pas eu accès seul. On prend volontiers la pose devant mon regard de cyclope dès lors qu’il y a un dialogue fraternel. Même si les clichés trop posés ne sont pas mon centre d’intérêt, je les fais volontiers.

Vendeuse de fruits, Ouagadougou, le 1er août 2018
                  CANON EOS 60D / CANON EF 24/105 mm f/4 L IS USM
                  Distance focale : 24 mm
                  f/4,5
                  1/800s
                  ISO 400

Lavage des motos, Ouagadougou, le 24 juillet 2018
                  CANON EOS 60D / CANON EF 24/105 mm f/4 L IS USM
                  Distance focale : 32  mm
                  f/4
                  1/800 s
                  ISO 500

Une seule fois, à proximité de la cathédrale de Ouaga, j’ai du renoncer à une prise de vue, ayant repéré que j’étais suivi. Après une tentative d’agression, je suis parvenu à prendre la fuite. Finalement, mes agresseurs ont porté plainte contre moi, me dénonçant comme un terroriste en repérage. Ce qui m’a valu une demi-journée de garde à vue. J’ai finalement retrouvé la liberté sans suite judiciaire tout comme mes agresseurs qui, à ma connaissance, sévissent toujours impunément.

Sept autres photographes ont participé, de leur côté, à cette aventure : Amadou Cissé, Jean Claude Frisque, Sophie Garcia, Germain Kiemtoré, Sloane Leconte, Harouna Marané et Nomwindé Vivien Sawadogo.
Ayant récupéré leur clichés, il s’en est suivi un long travail de sélection, puis de lecture des textes afin de choisir les clichés les plus adaptés à chaque écriture, avant de passer, enfin, à la mise en page du livre. Au-delà de la qualité esthétique des photographies, de grands noms burkinabè rendent cet ouvrage indispensable à toute personne qui passe par Ouagadougou : Sa Majesté le Moro Naaba, Armand Roland Pierre Béouindé, Pierre Claver Hien, Édouard Ouédraogo, Irène Tassembédo, Albert Ouédraogo, Damien Glez, Émile Lalsaga, SMOCKEY, SMARTY, Clément Zongo, Bernadette Dao Sanou, François Bouda, Nour Dermé, Monique Ilboudo, Christophe Sawadogo et Ghaël Samb Sall.

La Maison du Peuple, Ouagadougou, le 9 août 2018
                  CANON EOS 60D / CANON EF 24/105 mm f/4 L IS USM
                  Distance focale : 32 mm
                  f/4
                  1/500 s
                  ISO 160

Hippodrome de Ouagadougou, le 26 juillet 2018
                  CANON EOS 60D / CANON EF 24/105 mm f/4 L IS USM 
                  Distance focale : 35 mm
                  f/4
                  1/600 s
                  ISO 500

Le livre a été imprimé en février 2019. Il est depuis en vente en plusieurs lieux de Ouagadougou : dans les boutiques de l’hotel Laïco, à la boutique Iniva, à la Villa Yeri Suma et à la librairie Livres et loisirs.

vendredi 29 décembre 2017

La Fondation Dreyer

Dano est une petite ville de province qui demeurerait à peu près dans l'oubli si un homme n'avait décidé d'y établir une Fondation. Gisbert Dreyer est un architecte berlinois, persuadé à juste titre qu'un peuple n'est pas libre tant qu'il n'a pas atteint l'autosuffisance alimentaire. Cette affirmation exprime assez clairement le but et l'action de sa Fondation qui a en une quinzaine d'années, placé Dano au coeur du plus important exemple de développement social et économique du Burkina Faso. Loin de l'agitation médiatique des ONG internationales qui dilapident annuellement des fortunes en un développement qui tarde à s'afficher, la Fondation Dreyer, tout en discrétion, obtient année après année des résultats concrets qui forcent l'admiration.

Gisbert Dreyer, Dano le 24 octobre 2017
                  CANON EOS 60D / CANON EF 24/105 mm f/4 L IS USM
                  Distance focale : 80 mm
                  f/4
                  1/320 s
                  ISO 800

Pourtant au premier regard, on s'interroge. La Fondation Dreyer surplombe la ville, au bord de la falaise d'une de ces grandes collines typiques de la région. Les lieux propres comme au premier jour foisonnent de végétations entre les bâtiments blanc climatisés. Dans la salle de restauration, est exposé un tableau sur bois, vraisemblablement réalisé par un artiste local et montrant les beaux bâtiments de pierre au sommet de la falaise derrière laquelle se couche le soleil alors que tout en bas  ne se trouvent que de modestes cases en banco. Il ressort de cette représentation comme un vestige d'une vision coloniale qui est en réalité bien trompeuse sur l'action de la Fondation Dreyer. La majorité des habitants de la ville sont des cultivateurs et l'apport des actions de Gisbert Dreyer, par le biais de sa Fondation, sur leur quotidien est immense et se mesurera sur plusieurs générations à venir.

Un producteur de riz sur sa parcelle près de Dano, le 24 octobre 2017
                  CANON EOS 60D / CANON EF 24/105 mm f/4 L IS USM
                  Distance focale : 28 mm
                  f/8
                  1/250 s
                  ISO 125



Laurent Sédogo et les époux Dreyer, en visite  dans un bas fond aménagé près de Dano, le 24 octobre 2017
                  CANON EOS 60D / CANON EF 24/105 mm f/4 L IS USM
                  Distance focale : 24 mm
                  f/4
                  1/640 s
                  ISO 320


La première étape a été l'aménagement du Bas fond de Dano, avec une importante retenue d'eau, désormais pleinement opérationnel et qui a profondément changer le quotidien de centaine de paysans. Dans la foulée, une des écoles les plus moderne du pays a vu le jour pour accueillir les enfants de ces producteurs, qui, hausse du niveau de vie aidant, préfèrent les voir apprendre à lire et écrire plutôt que de les obliger à travailler dans les champs dès le plus jeune âge. A moins de trente élève par classe, de nombreuses familles burkinabè envieraient de telles conditions de scolarité. De fait, tous les enfants de la ville sont scolarisés.

L'école maternelle de Dano, le 25 octobre 2017
                  CANON EOS 60D / CANON EF 24/105 mm f/4 L IS USM
                  Distance focale : 24 mm
                  f/4
                  1/80 s
                  ISO 800



Les époux Dreyer en visite dans l'école de Dano, le 25 octobre 2017
                  CANON EOS 60D / CANON EF 24/105 mm f/4 L IS USM
                  Distance focale : 45 mm
                  f/4
                  1/80 s
                  ISO 800


Désormais, pour reprendre l'expression de Gisbert Dreyer, le "nouveau champ de bataille" se trouve plus loin, dans les villages qui bordent Dano. Ainsi, depuis quelques années, de nouveaux bas fonds sont aménagés et les champs de riz se multiplient et prospèrent. Les producteurs bénéficient de l'expérience acquise par le Fondation et de son soutien pour produire un riz qui sera étuvé à l'énergie solaire dans l'usine locale. L'usine, opérationnelle depuis quelques années, est visible à l'entrée de la Fondation, reconnaissable à ses grandes paraboles de miroir qui focalisent la chaleur solaire sur des cibles métalliques où l'eau est portée à ébullition. A l'intérieur du long bâtiment, des femmes de la ville trient et mettent en sac  le riz étuvé prêt à la vente.


Usine d'étuve du riz à l'énergie solaire, Dano le 24 octobre 2017
                  CANON EOS 60D / CANON EF 24/105 mm f/4 L IS USM
                  Distance focale : 55 mm
                  f/4
                  1/60 s
                  ISO 1 000



Triage du riz après étuvage, Dano le 24 octobre 2017
                  CANON EOS 60D / CANON EF 24/105 mm f/4 L IS USM
                  Distance focale : 50 mm
                  f/4
                  1/125 s
                  ISO 1 000


Les époux Dreyer ne manquent pas de rendre visite chaque année à tous les acteurs et bénéficiaires de leur Fondation, qui, après Philippe Arnold, est désormais dirigée par Laurent Sedogo, ancien Ministre de l'agriculture. Ces visites sont l'occasion de faire le bilan des actions en cours et de mettre en place les projets futurs qui assure le rayonnement de Dano sur toute la province.

mercredi 29 novembre 2017

Le président Macron guidant le peuple burkinabè

Il est venu, il a parlé et son auditoire l'a applaudi.
Il faut dire qu'il a salué le côté marxiste de l'amphithéâtre qui l'accueillait, lui le président des extrêmement riches et des actionnaires.
Nous n'avons pas échappé à l'hypocrisie d'un président de plus, venu dire que la France-Afrique c'est fini, pour de vrai cette fois (tout comme l'avais fait les trois précédents présidents français).
Ce qui est déroutant surtout, c'est de voir autant de burkinabè l'applaudir et se masser le long des routes pour l'apercevoir et le saluer, comme s'il était l'oracle tant attendu.

Le Président Macron guidant le peuple burkinabè, Ouagadougou, le 28 novembre 2017
                  CANON EOS 60D / CANON EF 24/105 mm f/4 L IS USM
                  Distance focale : 82 mm
                  f/10
                  1/640 s
                  ISO 400

Il me semble que cette sculpture de bronze devant les drapeaux des deux pays, à proximité de la Patte d'oie, résument tous les non-dits de ce voyage médiatique et bien pensant.
Nous la rebaptiserons donc : le président Macron guidant le peuple burkinabè