mardi 9 janvier 2018
vendredi 29 décembre 2017
La Fondation Dreyer
Dano est une petite ville de province qui demeurerait à peu près dans l'oubli si un homme n'avait décidé d'y établir une Fondation. Gisbert Dreyer est un architecte berlinois, persuadé à juste titre qu'un peuple n'est pas libre tant qu'il n'a pas atteint l'autosuffisance alimentaire. Cette affirmation exprime assez clairement le but et l'action de sa Fondation qui a en une quinzaine d'années, placé Dano au coeur du plus important exemple de développement social et économique du Burkina Faso. Loin de l'agitation médiatique des ONG internationales qui dilapident annuellement des fortunes en un développement qui tarde à s'afficher, la Fondation Dreyer, tout en discrétion, obtient année après année des résultats concrets qui forcent l'admiration.
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| Gisbert Dreyer, Dano le 24 octobre 2017 |
CANON EOS 60D / CANON EF 24/105 mm f/4 L IS USM
Distance focale : 80 mm
f/4
1/320 s
ISO 800
Distance focale : 80 mm
f/4
1/320 s
ISO 800
Pourtant au premier regard, on s'interroge. La Fondation Dreyer surplombe la ville, au bord de la falaise d'une de ces grandes collines typiques de la région. Les lieux propres comme au premier jour foisonnent de végétations entre les bâtiments blanc climatisés. Dans la salle de restauration, est exposé un tableau sur bois, vraisemblablement réalisé par un artiste local et montrant les beaux bâtiments de pierre au sommet de la falaise derrière laquelle se couche le soleil alors que tout en bas ne se trouvent que de modestes cases en banco. Il ressort de cette représentation comme un vestige d'une vision coloniale qui est en réalité bien trompeuse sur l'action de la Fondation Dreyer. La majorité des habitants de la ville sont des cultivateurs et l'apport des actions de Gisbert Dreyer, par le biais de sa Fondation, sur leur quotidien est immense et se mesurera sur plusieurs générations à venir.
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| Un producteur de riz sur sa parcelle près de Dano, le 24 octobre 2017 |
Distance focale : 28 mm
f/8
1/250 s
ISO 125
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| Laurent Sédogo et les époux Dreyer, en visite dans un bas fond aménagé près de Dano, le 24 octobre 2017 |
Distance focale : 24 mm
f/4
1/640 s
ISO 320
La première étape a été l'aménagement du Bas fond de Dano, avec une importante retenue d'eau, désormais pleinement opérationnel et qui a profondément changer le quotidien de centaine de paysans. Dans la foulée, une des écoles les plus moderne du pays a vu le jour pour accueillir les enfants de ces producteurs, qui, hausse du niveau de vie aidant, préfèrent les voir apprendre à lire et écrire plutôt que de les obliger à travailler dans les champs dès le plus jeune âge. A moins de trente élève par classe, de nombreuses familles burkinabè envieraient de telles conditions de scolarité. De fait, tous les enfants de la ville sont scolarisés.
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| L'école maternelle de Dano, le 25 octobre 2017 |
Distance focale : 24 mm
f/4
1/80 s
ISO 800
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| Les époux Dreyer en visite dans l'école de Dano, le 25 octobre 2017 |
Distance focale : 45 mm
f/4
1/80 s
ISO 800
Désormais, pour reprendre l'expression de Gisbert Dreyer, le "nouveau champ de bataille" se trouve plus loin, dans les villages qui bordent Dano. Ainsi, depuis quelques années, de nouveaux bas fonds sont aménagés et les champs de riz se multiplient et prospèrent. Les producteurs bénéficient de l'expérience acquise par le Fondation et de son soutien pour produire un riz qui sera étuvé à l'énergie solaire dans l'usine locale. L'usine, opérationnelle depuis quelques années, est visible à l'entrée de la Fondation, reconnaissable à ses grandes paraboles de miroir qui focalisent la chaleur solaire sur des cibles métalliques où l'eau est portée à ébullition. A l'intérieur du long bâtiment, des femmes de la ville trient et mettent en sac le riz étuvé prêt à la vente.
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| Usine d'étuve du riz à l'énergie solaire, Dano le 24 octobre 2017 |
Distance focale : 55 mm
f/4
1/60 s
ISO 1 000
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| Triage du riz après étuvage, Dano le 24 octobre 2017 |
Distance focale : 50 mm
f/4
1/125 s
ISO 1 000
Les époux Dreyer ne manquent pas de rendre visite chaque année à tous les acteurs et bénéficiaires de leur Fondation, qui, après Philippe Arnold, est désormais dirigée par Laurent Sedogo, ancien Ministre de l'agriculture. Ces visites sont l'occasion de faire le bilan des actions en cours et de mettre en place les projets futurs qui assure le rayonnement de Dano sur toute la province.
mercredi 29 novembre 2017
Le président Macron guidant le peuple burkinabè
Il est venu, il a parlé et son auditoire l'a applaudi.
Il faut dire qu'il a salué le côté marxiste de l'amphithéâtre qui l'accueillait, lui le président des extrêmement riches et des actionnaires.
Nous n'avons pas échappé à l'hypocrisie d'un président de plus, venu dire que la France-Afrique c'est fini, pour de vrai cette fois (tout comme l'avais fait les trois précédents présidents français).
Ce qui est déroutant surtout, c'est de voir autant de burkinabè l'applaudir et se masser le long des routes pour l'apercevoir et le saluer, comme s'il était l'oracle tant attendu.
Il faut dire qu'il a salué le côté marxiste de l'amphithéâtre qui l'accueillait, lui le président des extrêmement riches et des actionnaires.
Nous n'avons pas échappé à l'hypocrisie d'un président de plus, venu dire que la France-Afrique c'est fini, pour de vrai cette fois (tout comme l'avais fait les trois précédents présidents français).
Ce qui est déroutant surtout, c'est de voir autant de burkinabè l'applaudir et se masser le long des routes pour l'apercevoir et le saluer, comme s'il était l'oracle tant attendu.
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| Le Président Macron guidant le peuple burkinabè, Ouagadougou, le 28 novembre 2017 |
CANON EOS 60D / CANON EF 24/105 mm f/4 L IS USM
Distance focale : 82 mm
f/10
1/640 s
ISO 400
Distance focale : 82 mm
f/10
1/640 s
ISO 400
Il me semble que cette sculpture de bronze devant les drapeaux des deux pays, à proximité de la Patte d'oie, résument tous les non-dits de ce voyage médiatique et bien pensant.
Nous la rebaptiserons donc : le président Macron guidant le peuple burkinabè
vendredi 17 novembre 2017
Sous un manguier de Boromo
Boromo, ville étape entre Ouagadougou et Bobo Dioulasso est pour beaucoup l'occasion d'un arrêt bière/poulet frit au bord du goudron.
Chaque passage dans cette ville m'impose une halte un peu plus longue. Comment en effet voir Boromo, sans passer par la cour de Bomavé Konaté? Le vieux manguier délivre inlassablement son ombre fraiche, à l'angle arrière de l'hôpital. A son pied, un amoncellement de copeaux de bois de fromager renseigne sur l'utilisation de ce lieu : il s'agit de l'atelier de sculpture en pleine rue où la fratrie Konaté, issue du village de Oury, exerce son art face au portail vert de la cour familiale. A l'intérieur de l'habitation, s'entasse une centaine de reproduction des masques bwaba et des sculptures d'inspiration plus moderne ainsi qu'un nombre impressionnant de pintades en bois peint qui seront exposées en France dans les mois qui viennent. Le tout dissimulé sous la pénombre d'une végétation abondante.
Chaque passage dans cette ville m'impose une halte un peu plus longue. Comment en effet voir Boromo, sans passer par la cour de Bomavé Konaté? Le vieux manguier délivre inlassablement son ombre fraiche, à l'angle arrière de l'hôpital. A son pied, un amoncellement de copeaux de bois de fromager renseigne sur l'utilisation de ce lieu : il s'agit de l'atelier de sculpture en pleine rue où la fratrie Konaté, issue du village de Oury, exerce son art face au portail vert de la cour familiale. A l'intérieur de l'habitation, s'entasse une centaine de reproduction des masques bwaba et des sculptures d'inspiration plus moderne ainsi qu'un nombre impressionnant de pintades en bois peint qui seront exposées en France dans les mois qui viennent. Le tout dissimulé sous la pénombre d'une végétation abondante.
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| Dans la cour de Bomavé Konaté, Boromo, le 26 octobre 2017 |
Distance focale : 24 mm
f/4
1/60 s
ISO 2 000
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| Bomavé Konaté au travail, Boromo le 26 octobre 2017 |
Distance focale : 24 mm
f/4
1/500 s
ISO 500
Sous le manguier, la daba traditionnelle demeure l'unique outil de travail des artistes. Un même manche pouvant accueillir alternativement toutes sortes de lames, plates ou courbes, larges ou fines. Contrairement aux sculpteurs de Ouagadougou qui sont depuis longtemps passés à un stade semi industriel de reproduction de masque en délaissant les outils de leurs pères pour des machines outils "france au revoir".
Sous le manguier de Boromo, l'unique outil électrique est une radio qui diffuse le reggae et les chants traditionnels, bien que le rythme le plus présent soit celui de la daba qui frappe le bois avec précision.
Autour de Bomavé Konaté, s'activent deux des sculpteurs les plus prometteurs du Burkina Faso par leur précision, leur amour des choses bien faites et leur calme dans le labeur. Izoumi Konaté, petit frère de Bomavé et Noa Konaté, neveu de Bomavé et fils de Tankien qui est bien connu des festivaliers africains dans le sud de la France. Ils ont le geste sûr et le regard affuté. A n'en pas douter, ils seront la génération prochaine des grands artistes du Burkina Faso.
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| Boromo le 26 octobre 2017 |
Distance focale : 105 mm
f/4
1/250 s
ISO 500
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| Noa Konaté, Boromo, le 26 octobre 2017 |
Distance focale : 60 mm
f/4
1/125 s
ISO 500
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| Yzoumi Konaté, Boromo, le 26 octobre 2017 |
Distance focale : 60 mm
f/4
1/100 s
ISO 500
Inlassablement, jour après jour, ils donnent forme au bois mort tandis qu'autour d'eux, les boromolais s'activent. Sur le tapis des rebus de bois, on prend le temps de discuter, on partage le dolo et la viande grillée et on prend des nouvelles des amis de France, de Suisse, de Belgique ou d'Allemagne. Certains d'entres eux, qui ne connaissent Bomavé que par ses voyages annuels en Europe, ferons un jour la traversée pour gouter à ces moments de calme sous le manguier de Boromo. Ils y découvrirons comment sont nées les milliers de pintades sculptées qui garnissent les galeries d'art occidentales.
samedi 28 octobre 2017
Photographe de plateau
En occident, l'usage est de cataloguer, d'étiqueter les professionnels. Ainsi si vous faite de l'animalier, vous ne pourrez faire que de l'animalier sous peine de passer inaperçu. Si vous êtes photographe sportif, il faudra se contenter d'immortaliser des jambes en short toute sa carrière. Les reconversions sont assez rares et nécessitent beaucoup d'énergie et de patience. Il existe quelques contre exemples, tel Yann Artus Bertrand, dont la plupart ignore qu'il fut durant quinze ans le photographe officiel du salon de l'agriculture de Paris. Il est ainsi passé du plancher des vaches aux cimes héliportées. Il a accomplit ces "deux professions" avec le même talent et la même précision, comme beaucoup de professionnels auraient pu le faire. Mais combien aurait réussi à atteindre la reconnaissance du public dans ces deux "professions" ?
Le Burkina Faso n'a pas tant d'états d'âme. Pour peut que vous ayez quelques compétences et de la volonté, si vous savez, avec talent, appuyer sur un bouton, vous serez alternativement photographe animalier un jour, sportif le lendemain, reporter ensuite puis illustrateur avant de tâter du côté des portraitistes.
Le Burkina Faso n'a pas tant d'états d'âme. Pour peut que vous ayez quelques compétences et de la volonté, si vous savez, avec talent, appuyer sur un bouton, vous serez alternativement photographe animalier un jour, sportif le lendemain, reporter ensuite puis illustrateur avant de tâter du côté des portraitistes.
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| Ouagadougou, tournage "Une femme pas comme les autres" de Abdoulaye Dao, le 28 novembre 2008 |
Distance focale : 50 mm
f/5
1/320 s
ISO 400
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| Ouagadougou, tournage "Une femme pas comme les autres" de Abdoulaye Dao, le 29 novembre 2008 |
Distance focale : 50 mm
f/5
1/15 s
ISO 1 600
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| Ouagadougou, tournage "Une femme pas comme les autres" de Abdoulaye Dao, le 30 novembre 2008 |
Distance focale : 50 mm
f/5
1/20 s
ISO 1 600
Cette chance, ou cette liberté offerte à ma profession m'a ainsi mené parfois à flâner sur des plateaux de tournage de cinéma. Photographe de plateau est un peu à part dans la carrière de photographe. Il faut être en phase avec le réalisateur, mais aussi le cadreur : à quoi bon cadrer en grande distance focale si le film est tourné au grand angle. Car il faut que les photographies retranscrivent au mieux l'esthétique de la vidéo. En revanche, passé l'aspect technique, tout le reste est dans la facilité. Il y a en effet peu de situation où tout ce qui se présente à votre vue est déjà pensé et organisé par des professionnels : un éclairagiste pour l'ambiance lumineuse ; un costumier pour qu'il n'y ai aucun pli sur les vêtements, une maquilleuse pour les portraits, un décorateur pour le fond d'image. Sans parler des acteurs et actrices, habitués à donner la meilleure image d'eux-même.
La seule difficulté vient du fait que le photographe de plateau représente le type le plus emmerdant qui soit pour tous les autres. Ses déplacements gênent les techniciens. Sa présence déconcentre les acteurs et personne ne comprend sa réelle utilité. Quant au preneur de son, il vous sait son plus grand ennemi dès que retenti le "Moteur !".
Néanmoins, ce sont des conditions de travail des plus agréables. Le rythme de tournage est, dans la plupart des cas très lent. Les temps de préparation de chaque scène sont longs. Et si vous avez la chance d'avoir Serge Henri sur la plateau, vous aurez droit à un sketch d'improvisation permanent. A l'opposé de Ildevert Méda qui profite du moindre moment de répit pour s'isoler et répéter son texte. En revanche, il ne faut pas compter ses heures. Il n'est pas rare qu'un tournage se prolonge tard la nuit.
CANON EOS 60D / CANON LENS EF 50 mm f/1.4
Distance focale : 50 mm
f/4.5
1/100 s
ISO 3 200
CANON EOS 60D / CANON LENS EF 50 mm f/1.4
Distance focale : 50 mm
f/2.5
1/160 s
ISO 3 200
Il est regrettable que la production cinématographique du Burkina Faso soit devenu aussi pauvre au fils des ans, malgré un FESPACO qui a longtemps été moteur pour la profession.
Néanmoins, ce sont des conditions de travail des plus agréables. Le rythme de tournage est, dans la plupart des cas très lent. Les temps de préparation de chaque scène sont longs. Et si vous avez la chance d'avoir Serge Henri sur la plateau, vous aurez droit à un sketch d'improvisation permanent. A l'opposé de Ildevert Méda qui profite du moindre moment de répit pour s'isoler et répéter son texte. En revanche, il ne faut pas compter ses heures. Il n'est pas rare qu'un tournage se prolonge tard la nuit.
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| Ouagadougou, tournage "Hakilitan - mémoire en fuite" de Issiaka Konaté, le 12 janvier 2012 |
Distance focale : 50 mm
f/4.5
1/100 s
ISO 3 200
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| Ouagadougou, tournage "Hakilitan - mémoire en fuite" de Issiaka Konaté, le 12 janvier 2012 |
CANON EOS 60D / CANON LENS EF 50 mm f/1.4
Distance focale : 50 mm
f/2.5
1/160 s
ISO 3 200
Il est regrettable que la production cinématographique du Burkina Faso soit devenu aussi pauvre au fils des ans, malgré un FESPACO qui a longtemps été moteur pour la profession.
jeudi 28 septembre 2017
La fabrique de poussière
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| Proximité de Ouagadougou, le 8 septembre 2017 |
Distance focale : 24 mm
f/5
1/1 250 s
ISO 100
Après la pluie vient le beau temps. Et en Afrique le beau temps est invariablement accompagné de poussière. Septembre annonce la fin de la saison des pluies sur le Plateau Central. Les derniers orages sont de plus en plus espacés dans le temps et leurs trombes d'eaux sont vite absorbés par le sol, dont la terre se détache en fines particules que le moindre courant d'air soulève.
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| Proximité de Ouagadougou, le 8 septembre 2017 |
CANON EOS 60D / CANON EF 24/105 mm f/4 L IS USM
Distance focale : 24 mm
f/8
1/800 s
ISO 250
Distance focale : 24 mm
f/8
1/800 s
ISO 250
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| Proximité de Ouagadougou, le 8 septembre 2017 |
Distance focale : 24 mm
f/8
1/1 000 s
ISO 320
Dans ces conditions, un reportage dans une carrière de granite aux abords de Ouagadougou vous plonge dans un brouillard étouffant et abrasif. Dans un tel environnement, on pourrait croire que la poussière est fabriquée ici tant il y en a à revendre. Le port du masque filtrant est une nécessité dont pourtant se passe un grand nombre d'ouvriers et dont souffre également mon matériel photographique, mes yeux et mes poumons. Les crânes transpirent sous les casques et sur cette transpiration se fixe une couche de crasse jaune et rouge.
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| Proximité de Ouagadougou, le 8 septembre 2017 |
CANON EOS 60D / CANON EF 24/105 mm f/4 L IS USM
Distance focale : 105 mm
f/4.5
1/3 200 s
ISO 100
Le bruit empêche toute conversation tandis que de gros blocs de pierres sont broyés en cailloux calibrés qui composeront le béton des immeubles en construction de toute la capitale burkinabè. Les puissants engins de chantier se déplacent avec facilité dans ce décor beau et pourtant inhospitalier. Les hommes y paraissent si petits qu'on comprend que cet endroit n'est pas fait pour eux. Même la lumière du soleil est lourde quant vers midi, les ombres tombent à la vertical. Ce qui ne dissuade pas une jeune Peul de proposer le lait de son troupeau à la vente, si loin du confort de la civilisation.
Distance focale : 105 mm
f/4.5
1/3 200 s
ISO 100
Le bruit empêche toute conversation tandis que de gros blocs de pierres sont broyés en cailloux calibrés qui composeront le béton des immeubles en construction de toute la capitale burkinabè. Les puissants engins de chantier se déplacent avec facilité dans ce décor beau et pourtant inhospitalier. Les hommes y paraissent si petits qu'on comprend que cet endroit n'est pas fait pour eux. Même la lumière du soleil est lourde quant vers midi, les ombres tombent à la vertical. Ce qui ne dissuade pas une jeune Peul de proposer le lait de son troupeau à la vente, si loin du confort de la civilisation.
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| Proximité de Ouagadougou, le 24 aôut 2017 |
Distance focale : 24 mm
f/8
1/250 s
ISO 100
Pourtant, à quelques centaines de mètres de là, derrière les collines d'où sont extraites la pierre brute, le paysage et l'ambiance changent radicalement. Le relief fait disparaître le bruit des hommes et de leurs machines au travail. Les dernières pluies alimentent encore de petits lacs dont on devine qu'il doit s'y trouver quelques silures dans la végétation qui gravite autour des ilots granitiques. Les falaises se découpent sur fond de ciel bleu, attendant qu'un jour la dynamite ne les réduise en gravier et en poussière, avec la fureur complice de Caterpillar.
jeudi 27 juillet 2017
le jeu des 1 000 différences
PHOTOSHOP reste un outil indispensable dès lors que le graphisme prend le pas sur la photographie. L'illustration publicitaire est devenue incapable de se regarder en photographie sans un minimum de trois ou quatre jours de retouches expertes. Avec un tel acharnement à travestir le réel, on ne peut plus parler de photographie mais bien d'illustration.
Tout récemment, j'ai eu à réaliser un encart publicitaire pour la compagnie de transport burkinabè RAHIMO. Encart qui nécessitait une prise de vue des bus flambant neufs de la compagnie. En temps normal, on choisi un jour de prise de vue, avec l'assurance d'un beau ciel bleu quasi permanent sur Ouagadougou, il ne reste qu'à trouver un lieu propre et dégagé et le tour est joué.
A ceci prêt que la saison des pluies déjà bien installée ajoute une part non négligeable d'imprévu à l'exercice. Face à l'urgence de produire l'illustration, il n'a pas été possible de différer la séance photographique malgré la lourdeur d'un ciel noir et des pluies vite devenues torrentielles. Et la phrase tant détestée refait surface :
- Pas grave, on le corrigera sur PHOTOSHOP ...
CANON EOS 60D / CANON EF 24/105 mm f/4 L IS USM
Distance focale : 24 mm
f/8
1/100 s
ISO 640
Il est toujours bon de se confronter à la réalité et de prendre le temps de voir l'envers du décor. Cela n'enlève rien au plaisir de prendre la route.
- Pas grave, on le corrigera sur PHOTOSHOP ...
Arrêter la pluie en pleine saison de mousson n'est malheureusement pas aussi simple que de repasser une nappe ou ôter quelques miettes. Sans compter que l'unique décor disponible sous ce déluge était loin de répondre au cahier des charges publicitaire.
Deux jours de photoshop plus tard, le ciel est redevenu bleu, les gouttes d'eau ont disparu de la carrosserie, tout comme les reflets disgracieux qui gênaient la lisibilité du logo. L'enseigne retrouve un jeunesse qu'elle n'a probablement jamais eu et les câbles électriques anarchiques ne déchirent plus le ciel ni ne lézardent le décor. Nous sommes passé de la photographie à l'illustration publicitaire.
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| Entrée du siège social RAHIMO, Ouagadougou, le 06 juillet 2017 |
Distance focale : 24 mm
f/8
1/100 s
ISO 640
Il est toujours bon de se confronter à la réalité et de prendre le temps de voir l'envers du décor. Cela n'enlève rien au plaisir de prendre la route.
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